LE RÉSEAU IN-TERRE-ACTIF

Un outil d'éducation et d'engagement pour de jeunes citoyens solidaires

Article : Stages de solidarité à l'international

primaire    secondaire 1e cycle 2e cycle
  1. Le savais-tu ?
  2. ¡Felicidades!
  3. Changeons de lunette pour y voir plus clair
  4. La vie est si précieuse, goûtons à chaque instant...

Le savais-tu ?

Des centaines de groupes de jeunes (surtout du secondaire) s’envolent à l’étranger chaque année pour vivre une expérience de sensibilisation aux réalités des pays appauvris. Ces projets, d’une durée de 2 ou 3 semaines  permettent aux participants de créer des liens avec les gens du Sud, de constater leurs conditions de vie difficiles et d’appuyer leurs efforts pour construire un monde plus juste. De telles expériences apportent des prises de conscience intéressantes chez les jeunes et suscitent en eux le désir de s’engager au retour pour changer les choses. La section suivante présente, à l’aide de photos et de comptes-rendus, quelques projets de sensibilisation réalisés. N’hésite pas à nous faire part des projets en cours dans ton école !

Tu aimerais participer à un stage de solidarité ? Visite le site du Comité de solidarité/Trois-Rivières !

¡Felicidades!

¡Felicidades! la cuisinière m’a-t-elle dit. ¡Felicidades! la femme de ménage m’a-t-elle dit. ¡Felicidades! m’a même dit une étrangère. Lors du jour de la femme, ce qu’on entendait de la bouche de tous à l’endroit des dames était : ¡Felicidades!

Le 8 mars dernier fut le plus important de tous. Au début de mon stage à Cuba, j’avais l’impression que les femmes n’avaient pas une place si importante en société, et qu’elles étaient quelque peu soumises aux hommes. Cependant, après avoir vécu ce Jour de la femme, j’ai bien vite changé d’avis.

Si on interdit aux femmes de transporter de gros objets ou si on lui enlève du travail à exécuter, ce n’est pas parce qu’elles sont moins bonnes ou moins intelligentes. C’est plutôt le contraire. Les femmes sont considérées comme étant des petites fleurs fragiles qu’il faut préserver et soigner. C’est pour cette raison qu’on leur ouvre la porte et qu’on leur fait toutes sortes de galanteries.

Entre elles, les femmes aussi se complimentent. Le désir d’être meilleures et supérieures aux autres femmes n’existe pas à Cuba. Les femmes se saluent, se sourient et elles le font doublement lors du Jour de la femme. Elles sont femmes et fières de l’être. Elles peuvent s’exprimer en paroles et aussi par la danse. Grandes, belles ou grosses, toutes les femmes dansent. Elles se félicitent au lieu de se faire la compétition et elles le font sincèrement. Dans un monde individualiste comme au Canada, je n’avais jamais senti des liens si forts entre des amies. Je crois que c’est un des résultats d’une société de collectivité.

Finalement, le jour de la femme pourrait-il devenir un jour aussi important chez nous qu’à Cuba? Je ne crois pas, mais pour toutes les femmes qui ont vécu le stage, il y aura un sentiment différent pour tous les Jours de la femme à venir. À toutes les dames, ¡Felicidades!

Andréanne Marchand

Stage de solidarité Cuba 2005

Séminaire Ste-Marie

Trois-Rivières (Québec/Canada)

Changeons de lunette pour y voir plus clair

(Article écrit par un jeune stagiaire à son retour de Cuba)

Les mots, tels qu’on les entend, ne portent guère de sens pour décrire un peuple qui malgré la constante désinformation, a su se préserver jusqu’à nos jours. La force sociale et humaine que détient Cuba est due à son incomparable population, elle qui depuis des décennies résiste aux vices du capital, ainsi qu’à ses promoteurs mondiaux. Bien que notre séjour fût bref, il imprégna ma conscience de l’importance de la vitalité humaine, base fondamentale qui malheureusement fut oubliée par une grande partie du globe, ce qui parallèlement se reflète dans nos manières d’agir au quotidien.

C’est sur ce point que j’insiste car le fait de centraliser ses attentions et ses désirs sur sa propre personne ou sur l’éphémère prépondérance du matériel, nous avilit et nous empêche de connaître l’autre, mais surtout de s’y reconnaître. Selon moi, tout autre aspect matériel ne mérite nullement notre promotion si ce n’est que le côté purement humain d’une expérience pareille à celle-ci.

Je dis ceci, non pas dans le but de ternir les gens de nos populations, mais bien de faire entendre à la surdité collective que nos manières de consommation sont détestables et nécessitent de grands changements. Les cubains, par leurs paroles et leur vitalité, m’ont fait prendre conscience des multiples alternatives qui s’offrent à nous, tant sur le plan social que sur le plan humain. La clé d’une paix certaine se trouve dans l’acceptation et dans l’égalité des divers peuples que nous avons la chance de côtoyer sur une parcelle de l’univers, la terre.

Sur ce, à vous qui lirez ce texte ou entendrez ces mots, je ne vous souhaite guère la fortune monétaire, mais une richesse encore plus forte et plus durable : la conscience.

François Zaïdan

Séminaire Sainte-Marie

Shawinigan (Québec/Canada)

La vie est si précieuse, goûtons à chaque instant...

Depuis près d’un an, je me prépare à vivre l’expérience qu’a été mon stage à Cuba déjà terminé. Malgré le fait que ce soit fini, j’ai la mémoire remplie de souvenirs, de découvertes et de constatations que j’ai pu faire ici, à l’I.S.P.E.T.P, et un peu partout dans la Havane. Plusieurs choses m’ont particulièrement touchées de leur personnalité soit qu’ils fassent attention à tout… comme si chaque petite chose était précieuse.

Pendant les plusieurs conférences auxquels j’ai assistées, j’ai retenu un message que les cubains essaient de nous transmettre… Pour eux, le prochain est précieux. Nous devons être à l’écoute du prochain, et lui inculquer des valeurs afin qu’il soit vraiment prêt à tout pour son pays. On partage, on sensibilise, on aide, on crée une vie communautaire et une ambiance familiale pour que chacun ait sa place. Même les femmes ont leur place. Elles ont un rôle bien important dans la société cubaine. Même si plusieurs pensent qu’à Cuba, la femme est mise de côté pour la force de l’homme, elle est vraiment valorisée.

À Cuba, on retrouve également une grande importance matérielle. Par exemple, en me faisant faire les ongles par des cubaines, je pouvais observer que dans leur chambre, ils emballent leurs toutous dans des sacs de plastique… Ils emballent même leur manette de télévision! Pour eux, un minuscule objet peut signifier pleins de choses car ils vont au-delà de l’objet pour aller chercher certaines valeurs qui peuvent s’y rattacher, comme l’amitié ou le partage.

Au Québec c’est un peu comme si on avait une richesse matérielle qui ne sert qu’à se procurer un statut, le statut d’une personne remplie de bonheur mais cachée d’un malheur psychologique.

Ici, à l’I.S.P.E.T.P, les gens vivent leur vie au maximum, quand ils fêtent, ils fêtent, quand ils pleurent, ils pleurent, quand ils étudient, ils étudient. Ils sont là, présents et attentifs à la beauté du monde!

Je sais qu’avec tout le stage que j’ai vécu, il y a 1001 aspects à traiter, il a 1001 angles de voir les choses. Je n’ai traité qu’une petite partie des choses que j’ai pu observer durant ces deux semaines.

Encore ce matin, en conversant, j’ai pu découvrir l’ingéniosité des cubains. Hier, il y avait une panne d’électricité au logement. Je ne m’y suis jamais autant amusée. Haha! Débrouillardise! Ici, il y a toujours quelque chose à faire, pourvu que ce soit bien fait.

Je vais m’ennuyer de ce Cuba, mais je sais qu’avec ce stage, ce n’est pas mon dernier voyage, ce ne sont pas mes dernières découvertes!

Myriam Lefebvre, 17 ans

Stage de solidarité Cuba 2005

Séminaire Ste-Marie

Shawinigan (Québec/Canada)

Page actualisée en 2010