LE RÉSEAU IN-TERRE-ACTIF

Un outil d'éducation et d'engagement pour de jeunes citoyens solidaires

Article : Que sont les mines terrestres ?

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Les mines terrestres sont des bombes qui explosent au contact. Les militaires les ont utilisées dans des guerres et des conflits très variés, sur tous les continents, surtout au cours des dernières décennies. Elles sont enterrées manuellement ou dispersées par avion au-dessus de vastes superficies où elles attendront la venue d'un passant ou d'une passante. Les mines durent de nombreuses années et restent là jusqu'à ce qu'une personne ou un animal vienne en contact avec elles et les fasse exploser. Elles sont comme des soldats qui ne dorment jamais et qui tirent sur tout ce qu'ils voient.

Quels effets les mines ont-elles sur les jeunes?

Elles prennent leur nourriture.
Là où l'on plante des mines, on ne peut pas cultiver la terre. Rien ne pousse et les parents comme les enfants ont faim.

Elles prennent leur éducation.
Là où il y a des mines, bien souvent les enfants ne peuvent pas jouer, aller à l'école ou accomplir leurs tâches. Ils ne peuvent pas faire ce que les enfants font normalement. Cela les empêche d'apprendre comme leurs parents l'ont fait.

Elles prennent leurs parents.
Le mines tuent et blessent les parents. Les enfants dépendent de leurs parents non seulement au plan émotif, mais aussi financièrement. Lorsqu'un parent est blessé ou tué par une mine, les enfants doivent trouver un autre moyen de subvenir à leurs besoins et à ceux du reste de la famille.

Elles prennent leur vie et leurs membres.
Tout en poursuivant leurs activités quotidiennes, les enfants peuvent trébucher sur des objets qui semblent intéressants mais qui sont, en fait, - ils le découvrent trop tard - des mines. Perdre un bras, une jambe ou un œil, quand on est très jeune, signifie qu'on ne peut plus sauter, courir ou jouer aisément. Parce que le corps des enfants change rapidement, un accident, causé par une mine, peut affecter la croissance physique. Pour les filles, ce genre d'accident peut signifier que leur corps se développera d'une manière telle qu'elles ne pourront pas avoir d'enfants. Il sera aussi plus difficile pour la victime d'une mine de trouver un mari ou une femme ou encore, de trouver un emploi.

Elles prennent leur avenir.
Lorsqu'un pays est fortement miné, il est difficile de reconstruire après la guerre. Les routes minées empêchent le transport des biens. Les mines enfouies dans les champs empêchent la culture de la terre. Les mines posées dans les villes constituent un danger pour les familles qui ont fui les combats et désirent rentrer chez elles, afin de refaire leur vie. Le traitement des personnes ayant survécu à un accident causé par une mine, peut absorber le peu d'argent disponible pour les besoins sociaux. Il est difficile de développer une société vigoureuse et une économie indépendante lorsque ces problèmes existent.

Le Traité du peuple contre les mines terrestres

En décembre 1997, plusieurs personnes et représentants des gouvernements du monde se sont réunis à Ottawa. Ils s'étaient rassemblés pour signer un accord selon lequel ils s'engageaient à ne plus utiliser ou fabriquer de mines terrestres. Tandis que les représentants des gouvernements signaient le traité officiel, les personnes qui voulaient manifester leur engagement vis-à-vis l'interdiction des mines terrestres sont venues signer le Traité du peuple contre les mines terrestres. Ceci s'est produit dans plus de 60 communautés d'un bout à l'autre du Canada, de même qu'en Asie, en Afrique et en Europe. Le texte qu'elles ont signé affirmait qu'elles étaient en faveur de l'interdiction des mines terrestres et qu'elles travailleraient dans ce but.

Le Traité pour l'interdiction des mines terrestres est aussi connu sous le nom de " Traité du peuple ", parce que les efforts pour interdire les mines ont été déployés, d'abord par un petit nombre de personnes et non par les représentants des gouvernements; celles-ci se sont rendu compte que les mines terrestres touchaient beaucoup de personnes; aussi ont-elles décidé de faire quelque chose. Si l'on parle de Traité du peuple, c'est aussi parce qu'il faudra qu'un grand nombre de personnes continuent à travailler ensemble pour que le Traité ait un effet.

Le Traité interdit l'emploi, la production et l'exportation des mines antipersonnelles. Les pays qui le signent acceptent de détruire toutes les mines en leur possession et de les retirer de leur sol.

On a demandé à deux jeunes filles d'être les premières à signer le Traité du peuple à Ottawa : Song Kosal du Cambodge et Lindsay Willcox de Nepean. Au Canada seulement, plus de 36 000 personnes ont signé le Traité du peuple, depuis que Kosal et Lindsay ont montré qu'elles étaient en faveur d'un avenir où il n'y aurait plus de victimes des mines terrestres.

Page actualisée en 2010